Programme des enseignements 2022-23

Cours oraux, en soirée, de 20h15 à 22h15.

Inscription aux cours

1er semestre

Du lundi 10 octobre 2022 au jeudi 9 février 2023 inclus.


SEMAINE A

LUNDI
Evêque Benoît de Pau
(cours de quinzaine : 10, 31, octobre ; 7, 21 novembre ; 5 décembre 2022 ; 2, 16, 30 janvier 2023).
MARDI
Doyen Hubert Ordronneau
(cours hebdomadaire, 11 octobre etc.)
Initiation au grec biblique, 3ème année
MERCREDI
Doyen Hubert Ordronneau
(cours de quinzaine : 12, 26 octobre ; 9, 23 novembre ; 7 décembre 2022 ; 4, 18 janvier 2023 ; 1er février)

SEMAINE B

LUNDI
Luc Bertrand-Hardy
(cours de quinzaine : 17, 24 octobre ; 14, 28 novembre, 12 décembre 22 ; 9, 23, janvier 23 ; 6 février)
MARDI
Doyen Hubert Ordronneau
(cours hebdomadaire 18 octobre etc.)
Initiation au grec biblique 3ème année.
MERCREDI
Archevêque Germain
(cours de quinzaine : 19 octobre, 2, 16, 30 novembre, 14 décembre 22 ; 11, 25 janvier 2023 ; 8 février)

HORAIRES SPECIFIQUES

JEUDI
Alain Marchand
(cours mensuel, 2ème jeudi, soit les 13 octobre, 10 novembre, 8 décembre 2022, 12 janvier 2023, 9 février).
Iegor Reznikoff
(cours mensuel, 4ème jeudi, soit les 27 octobre, 24 novembre, exceptionnellement (si possible) le 15 décembre 2022, et le 26 janvier 2023.
  • Discours sur l’âme
FIN DE SEMAINE
Père Vincent Tanazacq
2 conférences : Gestuelle liturgique : la célébration des mystères.
  • vendredi 28 octobre, de 20h15 à 22h15
  • vendredi 27 janvier 2023 de 20h15 à 22h15, et samedi 28 janvier 2023 de 14h à 16h.

Télécharger la présentation des cours
A NOTER
  • Les cours se dérouleront tout au long de l’année sur ce schéma.
  • Au second semestre un cours d’iconographie assuré par Susana Ferreres remplacera le lundi soir le cours de Luc Bertrand-Hardy.

Thèmes des cours dispensés



LES LUNDIS


Évêque Benoît

THÉOLOGIE SACRAMENTELLE : Conversion et sacrement de pénitence

À la question posée par les disciples de savoir qui est le plus grand dans le Royaume des cieux, Jésus installe un enfant au milieu d'eux : « Si vous ne vous convertissez pas et ne devenez pas comme des petits enfants, assurément vous n'y entrerez pas ! » (Mt 18, 1-3)

L'apôtre Paul parle aussi d'expérience : « C'est seulement quand [l'homme] se tourne vers le Seigneur que le voile est ôté » (2 Co 3,16), voile qui cache la gloire de Dieu, sa présence.

La conversion, la métanoïa (retournement de l'esprit) est la porte ouverte vers le Royaume des cieux, temple intérieur où il nous est donné de traverser le voile des apparences et de faire l'expérience de la liberté glorieuse des enfants de Dieu.

En face de nous, en raison de la chute d'Adam (notre chute), se dressent le péché, les passions, les pensées, autant de voiles qui obscurcissent la pénétration en nous de la lumière divine et assombrissent notre visage.

Ce cours commencé lors du deuxième semestre universitaire (février 2022) nous a permis :

  • de rappeler le projet de Dieu pour l’homme – la déification – inscrite dans la pensée du conseil divin, exprimée dès les premiers chapitres de la Genèse, où il est dit que l’homme est créé à l’image de Dieu et qu’il va vers la ressemblance avec Lui ;
  • et de discerner le processus spirituel du péché dans la chute d’Adam et Ève, tentés par l’Adversaire et quittant l’intimité avec Dieu.

Comment retrouver ce paradis perdu ? Comment restaurer notre beauté originelle, « image ineffaçable, sceau brûlant marquant notre nature » ? Comment nous élever vers la ressemblance avec le Créateur ?

La réponse est « métanoïa – conversion », avec tout ce que cela implique, incluant les domaines de la vie spirituelle et des sacrements et notamment celui de pénitence (ou confession des péchés), instrument sacré donné par l'Église du Christ ressuscité pour que le fidèle soit délié des bandelettes qui masquent son vrai visage, pour qu'il voie à nouveau et se réjouisse avec les anges de Dieu.


Évêque Benoît

HISTOIRE DE L’ÉGLISE : Fondements d'ecclésiologie et histoire moderne de l’Église catholique orthodoxe de France

Ces dernières années universitaires, nous avons présenté l'histoire de la restauration de l'Orthodoxie occidentale, montrant la quête d'esprits éclairés (de véritables saints) pour retrouver les racines de l'Église des premiers temps.

Au XXe siècle, l’Église catholique orthodoxe de France apparaît comme fer de lance du renouvellement des Églises orthodoxes d'Occident, freinées dans leur développement par l'isolement de l’Église de Rome qui, séparée de l'Orient chrétien tout en s'affirmant universelle, a perdu la communion de la foi orthodoxe dont elle avait été un exemple durant les huit premiers siècles de notre ère.

Plus précisément, c'est en 1936 que, par le souffle de l'Esprit inspirant cette recherche salutaire, un décret providentiel de l’Église de Russie a refondé et restauré canoniquement l’Église orthodoxe d'Occident. Et ceci, en phase avec l’histoire (nous osons dire la méta-histoire) qui est, selon l’expression de Jules Michelet, « résurrection de la vie intégrale non pas dans ses surfaces, mais dans ses organismes intérieurs et profonds ».

L’an dernier, nous avons évoqué dans nos derniers cours la troisième étape (de 1958 à 1966) où nous voyons – dans l'obédience de l'Église Russe Hors-Frontières – la clarification de notre situation canonique et une évolution vers la distinction de notre Église d'avec l'Église orientale, avec le sacre de Mgr Jean de Saint-Denis en 1964 par l’archevêque Jean de San Francisco, ce saint qui savait la catholicité de l'Église.

Nous nous sommes aussi efforcés – en parcourant ces événements – de discerner comment l’arianisme – hérésie dogmatique qui voit le Christ davantage homme que Fils de Dieu – déforme la vision que l’on peut avoir de la construction de l’Orthodoxie occidentale.

Nous continuerons à arpenter les chemins de notre histoire, notamment avec la recherche d’une protection canonique (à la suite de la naissance au ciel de l’archevêque Jean en 1996) et l’évolution de notre vie ecclésiale sous la protection de l'Église orthodoxe roumaine, avec le sacre de Mgr Germain à Paris en 1972.

Nous aborderons aussi les bases de l'ecclésiologie, « discours sur la raison de l'Église », cette histoire contemporaine permettant d’illustrer des principes éternels qui président à cette science, le principe trinitaire et celui des deux natures et volontés en Christ.


Luc Bertrand-Hardy

Mariologie

Un rabbin a raconté qu’il avait passé sa vie à étudier le « berechit » premier mot de la bible, un seul mot pour toute une vie. Nous chrétien arrêtons-nous un instant et contemplons cette fulgurante antinomie « Marie, Mère de Dieu ». Nous pourrions rester toute notre vie à juste contempler et nous nourrir de cette phrase.

Marie, Mère de Dieu est aussi Marie, fille de Joachim et Anne. Sur la croix, le Christ la nomme mère des hommes en disant à Saint Jean : « voici ta mère » et Monseigneur Jean parlant de la Vierge dit d’elle qu’« elle est ce néant qui désire Dieu » et par cette humilité foudroyante, elle est devenue la Reine des Cieux.

Que de noms pour celle qui porta dans ses entrailles le Sauveur du monde, le Fils de Dieu.

Alors cette année nous allons voyager à la rencontre de la Mère de Dieu avec comme guide lumineux les écrits de Monseigneur Jean et la prière de l’Église.



LES MARDIS


Hubert Ordronneau, Doyen de l’Institut : Initiation au grec biblique (3ème année)



LES MERCREDIS


Archevêque Germain,
Recteur de l’Institut

THÉOLOGIE dogmatique : Étude de la période pneumatologique et ecclésiologique du christianisme, du XIe au XXe siècle

Ce cours, qui sera proposé pendant toute l’année académique, essaiera de suivre le cheminement des préoccupations dogmatiques de l’église entre la clôture de la période christologique (IIe siècle et période des sept conciles œcuméniques) et notre époque (XXIe siècle). Et ceci particulièrement dans l’église orthodoxe dans son enracinement historique oriental mais aussi en Occident chrétien. Il s’agit en fait de l’histoire du dogme à ces époques, en se souvenant du propos du Grégoire de Nazianze : « Le dogme exprime l’essence vitale du christianisme ».

On se basera sur le fait essentiel que voici : nous sommes chrétiens, c’est-à-dire, centrés sur la Trinité. Nous sommes baptisés au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, nous sommes engagés par le baptême dans la vie trinitaire. La Trinité est notre lumière « unique ».

Et la Divine Trinité « se révèle », se manifeste et se montre. Elle « se communique » aussi, Elle se donne, Elle se dépouille. Elle se révèle par la Verbe, par e Fils qui montre Dieu. Elle se communique par l’Esprit-Saint qui déifie. Cette double économie du Verbe et de l’Esprit est indissociable.

Cependant dans l’histoire des dogmes de l’église et des chrétiens la contemplation et la connaissance des deux économies ont été successives : la christologie a précédé la pneumatologie.

Archevêque Germain, Recteur de l’Institut - Droit canon: son application entre le Ier et le XXIème siècle


Hubert Ordronneau,
Doyen de l’Institut

Patristique : Grégoire de Nazianze, Discours 38, Pour la Théophanie

Isoler le Discours 38 de la trilogie [1] 38- 39- 40 n’est qu’une étape de travail car les trois œuvres, prononcées à quelques jours d’intervalle, se suivent et se complètent pour former un ensemble relativement homogène, traitant toutes trois de la liturgie des fêtes liées à la naissance du Christ. Ces discours ont été prononcés à Constantinople, vraisemblablement entre Noël 380 et l’Épiphanie 381. Grégoire y a été appelé par Théodose en 379, pour prendre possession de ce siège, occupé alors par les Ariens. Le ton d’assurance et d’admonestation à l’égard des auditeurs de la grande métropole indique qu’il ne prêche plus dans la petite église de l’Anastasia, où quelques familiers fidèles et convaincus venaient se nourrir de la sainte Parole, mais dans la grande et prestigieuse basilique des saints Apôtres. Il veut faire entendre à ce public que l’heure est venue de rentrer dans le droit chemin, c’est-à-dire de se défaire de l’hérésie arienne, et du novatianisme, toujours à l’œuvre.

Le Discours 38 rappelle à l’auditoire que cette fête de Noël ne peut être célébrée sur le mode des traditions païennes. Et Grégoire s’emploie à montrer que cette fête est le jour de l’exaltation du Logos, qui se dévoile au monde dans l’éclat parfait de sa divinité. C’est pourquoi sa volonté de monstration de la souveraineté du Verbe lui inspire une œuvre oratoire hors pair dans le domaine spirituel ; Grégoire y porte au plus haut point la perfection de son discours pour honorer le Logos. Il justifie aussi, par cette qualité artistique, son activité de prédicateur, sa mission, en glorifiant le Verbe. Sa culture en est l’outil majeur, et non un ornement superfétatoire.

Jusqu’au chapitre 11, -il y en a 18-, le Discours 38 présente une cosmogonie chrétienne qui trouve son acmé avec la création de l’homme « synthèse de l’élément intelligible et de l’élément sensible [2] ». L’homme y est peint doué de son libre-arbitre, résidant dans ce Paradis d’où il s’exclura lui-même par sa désobéissance. Qui rachètera alors l’homme déchu si ce n’est un Dieu fait chair ? Ce Dieu abandonne sa grandeur et sa majesté pour endosser l’humaine condition. La kénose est d’ordre sotériologique. Grégoire le montre avec une solide argumentation pour dissuader tous ceux que tenterait l’hérésie arienne, qui fait du Christ un être créé, car c’est l’abaissement volontaire qui fait la grandeur et l’efficience de l’Incarnation du Fils de Dieu. Attribuer l’humilité du Fils de Dieu à une « nature créée » est la pire hérésie ; Grégoire s’emploie donc à mettre en lumière « l’union hypostatique » des deux natures dans le Christ. Condition sine qua non à l’opération de Salut.


Hubert Ordronneau,
Doyen de l’Institut

Exégèse biblique : Le Livre d’Ézéchiel (6ème siècle avt J.C.)

La vie du prophète Ézéchiel au VIème siècle est une tragique et sublime aventure. Terrassé, pendant l’exil de 587, près de Babylone, par la « révélation accablante de la transcendance du Seigneur », qui le rend douloureusement conscient de sa petitesse, et effrayé de la vision de la Gloire de Dieu fuyant le Temple et désertant Jérusalem, Ézéchiel se voit hissé au rang de prophète. Sa tâche nécessaire, et urgente, sera de dénoncer le péché capital d’Israël : l’idolâtrie qui dévoie tous ses actes, véritable prostitution du cœur et de l’esprit, et fait pourrir la chair de chacun et du peuple entier. Ézéchiel, pour être fidèle à sa mission, s’emploie à rechercher les origines de ce funeste poison de l’âme, par lequel Israël s’est laissé contaminer, faute de s’être préservé des vices des nations qu’il a côtoyées, en oubliant les préceptes de la Loi.

Ainsi le chapitre 18 dresse le portrait, idéal sans doute, de celui dont le cœur ne s’est jamais éloigné de leur exigence. Mais dans un contre-jour efficace, Ézéchiel dresse aussi le portrait de ce que pourrait être le fils voyou d’un père fidèle à son Dieu, et montre que le père n’en paie pas le prix. La réciproque n’est pas moins vraie. Il annonce ainsi clairement qu’en raison de sa liberté intégrale, chacune des créatures n’est nullement condamnée par héritage ou fatalité, toute pécheresse qu’elle soit.

Cependant le combat est rude auprès de ses coreligionnaires en exil, car Ézéchiel annonce aux pécheurs que, sans repentir, leur mort est inéluctable. Sa mission le contraint donc aussi à n’oublier aucun du « troupeau » qu’il laisserait par négligence céder au péché mortifère. Lui, le prophète, en serait responsable, il est comptable de la mission qui lui a été confiée, comme le roi David, comme le berger de l’Évangile qui doit sans cesse partir à la recherche de la brebis égarée. Comment ne pas se remémorer alors les mots du Christ dans l’évangile de Jean, ch. VI,38-40 : « La volonté de celui qui m’a envoyé est que je ne perde rien de ce qu’il m’a donné mais que je le ressuscite au dernier jour. La volonté de mon Père, c'est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. » Le prophète inscrit ainsi sa mission dans les pas de celui qui viendra sauver l’humanité. Mission de visionnaire et de liturge sacré.



LES JEUDIS


Alain Marchand,
Aumônier de prison
(2ème jeudi de chaque mois)

Exégèse biblique : Méthodes et outils pour comprendre et éprouver le Livre qui a forgé notre culture chrétienne. Exégèse de l’évangile selon st Marc.

À partir du texte de st Marc, le plus court des évangiles, nous travaillerons sur ce qu’il nous dit de la vie et de l’enseignement du Christ. Nous commenterons toute l’activité, tous les messages et tous les déplacements de Jésus.

Pour l’exégèse de cet évangile, l’humanité spirituelle de Jésus est contenue entièrement dans une seule phrase, celle que l’on trouve au tout début de ce livre : Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu. L’évangile est donc de Jésus-Christ, et Lui-même est fils de Dieu. Nous retrouvons cette filiation dans deux paroles prononcées par Dieu le Père : Tu es mon Fils bien-aimé (Mc 1,11) ; Celui-ci est mon Fils bien-aimé (Mc 9,7), et même dans des paroles attribuées à des démons : Tu es le Fils de Dieu (Mc 3,11) ; Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu Très Haut ? (Mc 5,7) ou encore, dans la question posée par le Grand Prêtre : Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni à jamais ? (Mc 14,61) et une ultime fois dans la confession du centurion romain, témoin très inattendu de la crucifixion : Vraiment, cet homme était Fils de Dieu (Mc 15,39). Nous verrons comment la gloire de Jésus, la plus grande de toutes les gloires, se manifeste, chez st Marc, à travers ce qu’il a fait. St Marc montre en effet que ses actions illustrent pleinement qu’il est le Fils de Dieu, restituant ainsi dans son récit les nombreux miracles accomplis tout au long de son ministère. Et puis, st Marc ne prend pas le temps de retracer la généalogie de Jésus, ni de raconter les événements annonçant sa naissance, ni sa naissance, non, il le montre effectuant de nombreux miracles, pour souligner ainsi sa puissance divine.

Pour st Marc, la vérité au sujet du Fils de Dieu éclate, dans toute sa plénitude, au Golgotha. La vie entière du Christ, telle qu’il la raconte, nous conduit de la Galilée au Golgotha. St Marc ne décrit qu’un seul cheminement dans le ministère de Jésus, un long trajet qui va de Nazareth à Jérusalem, en nous invitant à nous arrêter, à la fin du parcours, au bord d’un tombeau vide, symbole de la mort et de la résurrection du Christ.

L’évangile de Marc n’a guère suscité l’intérêt des Pères de l’Église, qui virent en lui surtout un abréviateur de Matthieu. St Jérôme ne devait pas échapper à ce jugement, même s’il a rédigé un certain nombre d’Homélies sur Marc, comme d’ailleurs saint Jean Chrysostome.

C’est donc cet évangile, admis aujourd’hui comme le plus ancien des quatre évangiles, que nous étudierons cette année.


Iegor Reznikoff, Administrateur de l’Institut (4ème jeudi de chaque mois) - Philosophie : Discours sur l’âme



FIN DE SEMAINE


Prêtre Vincent Tanazacq

LITURGIE : Gestuelle Liturgique, les multiples facettes de la célébration des mystères

Nous nous efforcerons, au cours de ces rencontres, d'attirer l'attention des étudiants sur le trésor que constitue la Divine liturgie telle qu'elle s'est construite au cours des siècles et dans toutes les Eglises. Nos restaurateurs de génie, dont les noms principaux sont ceux des saints Irénée et Jean de Paris*, avec Maxime Kovalevsky, ont su admirablement extraire le meilleur et l'embellir, et parfois le compléter, et nous ont offert les fondements d'un renouveau exceptionnel.

Il s'agira d'un travail de découverte répondant à l'appel diaconal : "Soyons attentifs".

Deux week-ends par semestre, comportant pour chaque deux interventions.


PARCOURS THÉOLOGIQUE.


Présentation

Nous nous proposons d’appeler ainsi cette unique année de travail théologique qui est une initiation générale à la théologie, à partir des grands phénomènes qui ont structuré l’Église et en ont défini les étapes majeures.

Cependant, parce que l’histoire d’une société naissante est nécessairement imbriquée dans celle qui l’a précédée ou lui est contemporaine, parce qu’elle lui est redevable soit par sympathie - et elle partage alors certaines de ses valeurs, soit par opposition et réaction - et elle propose une vision nouvelle de l’homme - on ne peut se soustraire à certaines études qui sont devenues le terreau de la pensée occidentale et, par là-même, ont fécondé les divers courants de pensée qui ont permis à l’Église de s’enraciner et de faire entendre et comprendre son message original.

Une telle année peut éventuellement suffire à ceux qui sont poussés à ce travail par intérêt culturel. Pour ceux que la curiosité et l’implication personnelle incitent à entreprendre des études plus approfondies au point de souhaiter s’inscrire en licence de théologie, elle sera une heureuse année de propédeutique, qui leur permettra de connaître déjà les grandes lignes de la pensée chrétienne, catholique orthodoxe notamment, et d’entrer plus rapidement et avec plus de souplesse dans leurs études.

Programme

  • Théologie sacramentelle
  • Liturgie
    Gestuelle liturgique, Découverte et maîtrise de l’ordonnance liturgique
  • Patristique
    Du 1er siècle à saint Augustin (2 parties)
  • Spiritualité
  • Dogmatique
  • Droit canon
  • Philosophie
    Platon, Aristote, La philosophie politique, Les grands courants de pensée.
Chaque cours comporte entre 25 et 30 pages.

[1] Discours 39, Sur les Lumières, Discours 40 -Sur le Baptême
[2] Claudio Moreschini, Introduction Grégoire de Nazianze, Discours 38-41


Télécharger la présentation des cours Inscription aux cours