Dates à retenir

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Sauf indications contraires,

les diverses manifestations ont lieu dans les locaux de l'Institut au 96 bd Auguste Blanqui - 75013, PARIS.

 

 

 

Année académique 2017-2018 - 2ème semestre

 

Du lundi 5 février au mercredi 21 mars

et du lundi 9 avril au mercredi 30 mai 2018

 

Week-end théologique des 27, 28 et 29 avril 2018

 

 

 

 

 

Année académique 2017-2018 - 2ème semestre

 

Du lundi 5 février au mercredi 21 mars

et du lundi 9 avril au mercredi 30 mai 2018

 

 

 

Les thèmes des cours de Monseigneur Germain, Monseigneur Benoît et Père Vincent Tanazacq
restent incahngés.

Hubert Ordronneeau abordera, chaque soirée, le thème de l'Exode.

 

Lundi (tous les 15 jours en alternance)
Prêtre Vincent Tanazacq

Liturgie : La Gestuelle liturgique.
Évêque Benoît
1 - Dogmatique : L’économie du Verbe, l’économie de l’Esprit-Saint.
      (suite du cours de l’année 2016-2017)
2 - Histoire de l’Église : Églises d’Orient et d’Occident au XIX ème siècle.
      (suite du cours de l’année 2016-2017)

Mercredi (tous les 15 jours en alternance)
Archevêque Germain

1 - Théologie dogmatique et Patristique : Initiation à la Théologie.

(suite du cours de l’année 2016-2017)

2 - Spiritualité - Praxis et theoria : La sagesse pratique du Sermon sur la Montagne.  

(suite du cours de l’année 2016-2017)

Hubert Ordronneau, doyen

Écriture Sainte - Exégèse : L'Exode.

 

La sortie d’Égypte du peuple hébreux sous la direction énergique et audacieuse de Moïse a fini par devenir, dans une sorte de fantasme universel, le symbole de la libération de toutes les formes de servitude, personnelles ou collectives, d’ordre politique ou économique, au-delà de toutes références spatiales ou temporelles.
Certes, dans le cadre de notre travail, c’est à la portée religieuse et spirituelle de cette extravagante aventure que nous attacherons notre réflexion, sans jamais oublier pourtant que cet exode désigne les exils et les libérations politiques, les asservissements et les délivrances économiques de toutes les nations, sur quelque partie du globe qu’elles vivent, nous rappelant ainsi qu’aucune d’elles ne doit être opprimée, parce qu’elle est convoquée par Dieu pour exprimer son génie et son unique histoire. Aussi sortir de l’oppression, et Israël en est l’exemple le plus éclatant, c’est sortir de l’ombre de l’autre,  accéder à sa propre histoire et rayonner. 
Notre travail s’emploiera donc à faire résonner la particularité de ce que proclame la parole de l’Exode, qui s’enracine dans l’histoire universelle, en lui conférant les lumières de l’espérance, et les actions de grâce pour la libération accomplie, car «  Dieu a secouru son peuple ».
L’Exode nous est rapporté autour de la figure charismatique de Moïse, en projetant sur lui la grandeur quasi épique d’un héros de geste : il affronte les épreuves à titre personnel et collectif, il affronte la puissance de pharaon, qu’il perçoit comme bien inférieure à celle de Dieu ; il est familier du palais du roi, puisque il a été recueilli par la fille même de pharaon, et pourtant le mystère de ses origines le fait surgir de nulle part.
Enfin, il se met à  la tête du peuple hébreu, puisqu’il est l’un des siens, et le prend en charge, à travers un espace-temps symbolique de l’indispensable purification du cœur et de l’esprit . « Livre d’un peuple en marche » comme il est souvent dit, on peut légitiment penser cette aventure comme une itinérance libératrice, qui permet l’émergence d’un peuple, la gloire de son Dieu, et la préfiguration de l’Église. Car l’Exode c’est déjà l’Église qui se construit. De la même façon que l’homme surgit du chaos dans la Genèse, qu’il survit avec Noé pour une alliance cosmique, qu’il cherche son Canaan avec Moïse, cet homme, qui se construit au fil des siècles, à travers patriarches et prophètes, avance au milieu des tribulations qui le ramènent constamment vers Dieu après l’avoir si souvent oublié,  pour devenir capable d’accueillir le Christ et l’Église, instrument de notre salut par la plénitude de la foi.

  

 

Week-end théologique des 27, 28 et 29 avril 2018

 


Jean-Siméon Rocher, administrateur de l’Institut
Philosophie

Les cours sur l’Éthique vont se poursuivre sur plusieurs années, à travers trois grands axes : la Phénoménologie, l’Ontologie, l’Anthropologie.
L’ensemble du cours s’appuie sur trois axiomes principaux : le premier concerne le statut épistémologique des quatre grandes sciences de l’humanité, à savoir la Physique, la Mathématique, la Métaphysique (ou Métamathématique), la Théologie.
Le deuxième axiome concerne l’intuition de l’unité absolue du réel existentiel. Entre le macrocosme et le microcosme s’affirment des correspondances réelles, si bien que s’impose aux consciences l’unité du Tout cosmique. Wladimir Soloviev, au XIXe siècle sera le premier philosophe russe à préciser sa pensée sur le sujet. Soloviev aura une influence décisive sur les Pères Florensky et Boulgakov.
Le troisième axiome concerne l’omniprésence hypostatique de l’Esprit Saint dans le monde et le cosmos entier. L’Esprit Saint organise l’Eglise du Christ glorifié sur la terre. Il est le principe de l’activité créatrice humaine, laquelle fait de l’homme un co-créateur avec Dieu. L’Esprit Saint est présent en l’esprit créé/incréé de l’homme. Cette omniprésence de l’Esprit Saint prépare la parousie.
La phénoménologie s’appuie sur les grandes catégories aristotéliciennes. Nous avons étudié jusqu’à présent la catégorie de l’espace, puis celle de la propriété ; suivront celles de la qualité, de l’action, de la quantité, de la relation, du temps, du langage.
Puis suivront l’étude de l’Ontologie, puis de l’Anthropologie.

Monseigneur Germain, Recteur
Droit canon

L’ecclésiologie, ou connaissance des fondements et des buts de l’Église du Christ, contient aussi l’histoire de cette fondation salvatrice (l’Église).
Le christianisme est certainement une religion éminemment historique !
Le Verbe et Fils de Dieu, Jésus-Christ, est entré dans le monde à une époque où l’humanité a permis cet événement unique et impensable. Dieu n’accomplit rien, en effet, que l’homme ne le Lui permette.
Avec le fondement, le but et l’histoire, on dispose de connaître le dévoilement progressif de ce qu’il est convenu d’appeler l’économie, ou travail, du Fils de Dieu pour sauver, régénérer toute l’humanité avec ses œuvres et conduire à l’accomplissement du mystère, c’est-à-dire à la révélation de la pensée divine pour la création.
Cet accomplissement, vers lequel l’Église tend, a une condition : la limitation volontaire de l’œuvre du Christ (joindre Dieu à l’homme) pour laisser place, historiquement, à l’œuvre de l’Esprit-Saint (joindre l’homme à Dieu). Les tâtonnements de l’Église sur ce double chemin rendent l’ecclésiologie nécessaire pour connaître et vivre la vérité.
Pourquoi associer le droit canon (canon veut dire mesure) à l’ecclésiologie ?
L’Église étant le Temple (maison) où s’associent et vivent Dieu et l’homme, elle doit trouver ses mesures et ses caractères pour se construire en édifice vivant et vivifiant.
Le canon est précisément la manière et les mesures de la construction où se rencontrent ces deux vivants, Dieu et l’humanité pour construire le Temple digne de ce nom. La base du canon est, ainsi, le Dieu fait homme, et son but, la charité.
Comme l’Église se développe en Églises des nations et des peuples, l’instrument canonique varie au gré des temps et des lieux. Le canon est, alors, une sagesse pratique confiée aux évêques, sagesse issue de la volonté du Christ : « Allez… enseignez… baptisez… gardez… »
Cette Sagesse constructive du Temple (« La Sagesse a bâtie sa maison, elle a taillé ses sept colonnes, elle a immolé ses victimes, mêlé son vin et dressé sa table. ») exige ses matériaux :

  • Les sept dons du Saint-Esprit : les sept colonnes,
  • Les victimes : le pain et le vin,
  • Le vin, le sang du Christ,
  • La table du banquet.

Cette Sagesse mène les Églises à travers le temps et l’espace : elle est cette ève qui aide l’Adam nouveau, le Christ, sur le chemin de la vérité et de la vie.
L’ecclésiologie dévoile le salut (voir Dieu) et l’image de Dieu dans la création.
Le canon ajuste le Temple à se dresser et à recevoir ses hôtes, Dieu et l’homme.